Mon mari rentre du travail vers dix-neuf heures. Entre dix-huit et dix-neuf heures, je suis dans notre chambre, porte fermée, portable en main. Je lui dis que je passe des coups de fil pour le boulot. En réalité, je cherche des hommes qui savent écrire. Des hommes qui comprennent qu’une femme de quarante-cinq ans mariée depuis vingt ans a des envies qui ne passent pas uniquement par son lit conjugal.
Je m’appelle Stéphanie. Je vis au Lamentin. Mon mari n’est pas un mauvais homme. Il est juste devenu transparent. On fait l’amour le samedi soir, toujours de la même façon, et il s’endort après en me tapotant l’épaule. J’ai besoin d’autre chose. De mots qui me font trembler avant même qu’on se touche.
Je ne cherche pas à quitter mon mari. Je cherche à me sentir vivante. Une rencontre coquine gratuite sans prise de tête, sans engagement lourd. Juste un homme qui sait ce que c’est que de vouloir plus que la routine. Quelqu’un qui aime écrire des messages qui montent en température, qui sait prendre son temps, qui comprend que le désir commence bien avant la rencontre.
Si tu habites dans le coin, si tu sais tenir une conversation qui fait monter la tension, écris-moi. Peut-être qu’on se verra. Peut-être pas. Mais au moins, on aura partagé quelque chose de vrai.