Je crois que j’ai passé tellement d’années à être la femme bien comme il faut que j’ai oublié qui j’étais vraiment. Quarante-cinq ans, secrétaire dans une entreprise de logistique à Matoury, divorcée depuis six ans maintenant. Les premiers temps après la séparation, je me suis convaincue que j’allais refaire ma vie, rencontrer quelqu’un de stable, tout recommencer proprement. Sauf que voilà, ça n’est jamais arrivé. Et au lieu de me sentir triste ou seule, j’ai découvert autre chose. Une liberté. Une envie.
Je passe mes journées derrière un bureau, à taper des mails, gérer des agendas, sourire poliment. Mais le soir quand je rentre chez moi, je pense à des choses que je n’oserais jamais dire à haute voix. Des fantasmes que j’ai gardés enfouis pendant des années de mariage sage et prévisible. J’ai envie qu’un homme me parle crûment, qu’il me dise ce qu’il veut vraiment faire, sans détour. J’ai envie de conversations qui montent en température, de mots qui me font frissonner devant mon écran.
Je ne suis pas une femme coquine locale qui cherche juste à s’amuser sans lendemain. Enfin si, peut-être un peu. Mais surtout je cherche à sentir que je suis encore désirable, que mon corps de quarante-cinq ans peut encore provoquer quelque chose chez un homme. Que mes envies comptent. Si tu sais parler, si tu sais écrire ce que tu ressens sans avoir peur des mots, alors écris-moi. J’ai besoin de ça.