La fenêtre de ma cuisine donne pile sur la résidence d’en face. Je prends mon café le matin en nuisette, parfois moins. Je sais qu’on me regarde. Je compte même là-dessus. L’autre jour, un type sur son balcon n’a pas lâché sa tasse pendant dix minutes pendant que je faisais semblant de chercher quelque chose dans le frigo, penchée bien comme il faut. Je me suis retournée, j’ai souri. Il a disparu direct.
Valentina, vingt-huit ans, La Seyne-sur-Mer, et franchement j’adore ce petit jeu. Mais ce qui me manque, c’est l’après. Le moment où le mec ose enfin m’écrire, me dire ce qu’il a vu, ce qu’il a imaginé. Un vrai tchat libertin femme qui assume ce qu’elle montre, ça devrait pas rester sans suite, non?
Je cherche un mec du coin qui a peut-être déjà croisé ma silhouette derrière une vitre, ou pas. Quelqu’un qui sait écrire ce qui le fait bander sans tourner autour du pot. Pas besoin de poésie, juste de l’honnêteté crue. On discute, on se raconte nos petites exhibitions, nos envies de se croiser pour de vrai. Peut-être dans un parking, un escalier, un endroit où le risque rend tout encore plus intense.
Si t’es du genre à rester caché derrière ton écran sans oser, passe ton chemin. Moi je montre déjà tout, j’attends juste qu’on ose en retour.